Comment pouvons-nous, en tant que citoyen, services de secours et pouvoirs publics, réagir de façon proactive aux catastrophes naturelles du XXIe siècle ?

Les services de secours constatent déjà les conséquences du changement climatique à leur niveau. Les interventions sont plus nombreuses, plus longues et plus complexes après une tempête, des inondations ou tout autre phénomène naturel. Anticiper plus rapidement ce type de catastrophes naturelles en limite l’impact.

Aidez-nous à développer une solution (partielle) permettant de prévoir, d’évaluer et de cartographier les catastrophes naturelles et leurs conséquences plus rapidement, plus efficacement et de meilleure façon. Ceci afin que les pouvoirs publics et les services de secours puissent mieux préparer et déterminer l'utilisation des ressources afin de limiter l'impact de ces phénomènes naturels.

Contexte

Le changement climatique est l'une des principales menaces du XXIe siècle. Comme pour tous les risques majeurs, il incombe aux services de secours et aux autorités, mais aussi aux citoyens, de s'y préparer. La seule façon d'accroître notre « résilience » est de savoir ce qui nous attend, quand cela arrivera et comment nous devons y faire face. Pour notre région, le changement climatique implique principalement des conditions météorologiques plus extrêmes: des températures démesurées avec un risque accru de vagues de chaleur et de froid, plus de tempêtes, de vents violents et de pluie. Tout cela a de dangereuses conséquences, telles que des inondations, des sécheresses, des incendies (de forêt), des pénuries d'eau potable, des dommages aux infrastructures, des coupures d'électricité, l’émergence d’espèces exotiques envahissantes, la propagation de maladies, une augmentation de la mortalité et de la morbidité parmi les groupes vulnérables, etc.

 

Pour les services de secours, les catastrophes qui résultent de ces « risques naturels » représentent des pics au niveau du nombre, de la durée et de la complexité des interventions, dont l'impact peut être limité en les anticipant mieux. Plus la cause et le phénomène sont traités rapidement et de manière ciblée, moins le problème peut se propager. Il suffit par exemple de penser à pomper les rivières pour prévenir les inondations, ce qui est plus efficace que de pomper toutes les caves d'un quartier. Le défi consiste à être capable de préalablement identifier, évaluer et anticiper les risques de sécurité de manière structurelle et compétente.

 

Afin de mieux se préparer et d'être prêts à faire face aux catastrophes naturelles à grande échelle (aux niveaux provincial et national), nos services de secours et nos pouvoirs publics ont besoin des éléments suivants:

  • Un récapitulatif des informations disponibles pouvant donner une indication sur la potentialité de catastrophes naturelles hors du commun, telles que les prévisions météorologiques, les zones inondables, etc.
  • Une vue d'ensemble des « données en temps réel » collectées à l'aide de technologies existantes ou nouvelles qui peuvent également refléter l'évolution dans le temps. Par exemple, les données relatives aux lieux d’où partent les appels d'urgence ou de ceux où des interventions sont en cours, les moyens d'intervention disponibles, les mesures des niveaux d'eau, etc. Et ce, en utilisant des capteurs, des caméras et les réseaux sociaux, par exemple.
  • L'interconnectivité et l'interopérabilité entre ces informations et les différentes bases de données dans lesquelles elles sont contenues. Il peut également être important de pouvoir relier les événements actuels afin d'anticiper d'éventuels « effets domino » sur les infrastructures critiques, la population, les événements, l'agriculture, l'environnement, etc.
  • Une possibilité de visualiser ces données pour appuyer la prise de décisions.

 

Beaucoup d'informations sont disponibles, mais il faut les trouver à différents endroits et dans différentes organisations, tous avec leurs propres systèmes. Cela prend souvent beaucoup de temps, alors qu'en cas d'urgence, les secours doivent se concentrer sur leur tâche et le temps est toujours compté.

 

Le Centre de crise gère le portail de sécurité "ICMS" (Incident & Crisis Management System), accessible pour tous les services de secours et actuellement utilisé en cas d'urgence pour l'échange de matériel cartographique, de données relatives aux services (de secours) concernés et d'un rapport de situation actualisé sous forme de journal de bord, par exemple.

Les autorités peuvent utiliser BE-Alert pour alerter rapidement les citoyens des situations d'urgence dans leur région, comme les catastrophes naturelles. De cette manière, les citoyens peuvent eux-mêmes prendre des mesures pour se préparer et anticiper ces catastrophes (naturelles).

Les citoyens pourraient également être une source d'information en cas d'urgence, mais à l’heure actuelle, ils sont rarement mis à contribution.

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